L'animation 2D et 3D regroupe l'ensemble des techniques qui permettent de donner l'illusion du mouvement à des images ou à des objets fixes. Si les principes fondamentaux restent proches entre les deux domaines, les outils et les flux de travail diffèrent sensiblement selon qu'on anime des dessins plats (2D) ou des modèles tridimensionnels (3D).
Les principes de base communs
Qu'elle soit 2D ou 3D, toute animation repose sur une succession d'images affichées rapidement (généralement 24 images par seconde pour un rendu cinématographique fluide) qui créent l'illusion du mouvement grâce à la persistance rétinienne. Les douze principes classiques de l'animation, formulés historiquement par les animateurs des studios Disney, restent une référence enseignée aujourd'hui dans la quasi-totalité des formations, qu'elles soient orientées 2D ou 3D : anticipation, écrasement et étirement, mise en valeur de l'action principale, et bien d'autres, qui donnent du poids et de la crédibilité à un mouvement par ailleurs purement artificiel.
L'animation 2D traditionnelle et numérique
L'animation 2D peut se faire image par image, en dessinant chaque pose intermédiaire à la main (ou à la tablette graphique avec des logiciels comme Clip Studio Paint), ou par squelette numérique (rigging 2D), où un personnage découpé en parties articulées est animé en déplaçant ces parties plutôt qu'en redessinant chaque image. Cette seconde approche, plus rapide, est largement utilisée pour des productions au budget limité ou des contenus web qui ne nécessitent pas la richesse expressive d'une animation entièrement redessinée à chaque image.
L'animation 3D par squelette numérique
En 3D, l'animation de personnages repose presque toujours sur un squelette numérique (armature) : une structure d'os virtuels qui contrôle la déformation du maillage du personnage. L'animateur positionne ce squelette à différents moments clés de l'animation (images clés), et le logiciel calcule automatiquement les positions intermédiaires pour obtenir un mouvement fluide. Cette approche, commune à des logiciels comme Blender, Daz Studio associé à iClone, ou des logiciels professionnels, permet de réutiliser un même squelette pour plusieurs animations différentes sur un même personnage.
Capture de mouvement et bibliothèques prêtes à l'emploi
Pour accélérer la production, de nombreux artistes utilisent des animations préenregistrées issues de bibliothèques de mouvements, ou des données de capture de mouvement (motion capture) enregistrées à partir de performances d'acteurs réels. Ces données peuvent ensuite être appliquées à un personnage 3D et ajustées, ce qui évite d'avoir à créer chaque mouvement complexe entièrement à la main, une tâche particulièrement longue pour des mouvements naturels comme la marche ou la course.
Par où commencer ?
Pour qui débute en animation, l'approche la plus accessible dépend du logiciel déjà maîtrisé par ailleurs. Un utilisateur de Blender trouvera dans ce même logiciel tous les outils nécessaires à l'animation 3D complète, sans avoir à apprendre un second programme. Un utilisateur de Daz Studio qui souhaite animer ses personnages se tournera plus naturellement vers iClone, pensé spécifiquement pour l'animation rapide de personnages déjà modélisés. Dans tous les cas, la meilleure progression reste de commencer par des mouvements simples (un personnage qui lève le bras, qui tourne la tête) avant de s'attaquer à des animations complexes comme une marche naturelle, qui demande une compréhension fine de l'équilibre et du transfert de poids du corps.